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Message Panels : Aide Technique : Proxima Fusion construira la première centrale à fusion nucléaire d’ici 2031
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SamuroSamuro2025Sent: 07/11/2025 01:50:101 / 7Message 1 from 7

Proxima Fusion construira la première centrale à fusion nucléaire d’ici 2031

Proxima Fusion, la startup européenne de fusion énergétique à la croissance la plus rapide, annonce aujourd’hui la clôture d’un tour de financement Série A de 130 millions d’euros, marquant ainsi le plus important tour privé jamais levé pour la fusion en Europe.

Fondée début 2023 à Munich (Allemagne), Proxima Fusion pose les bases d’une nouvelle industrie énergétique high-tech, qui transformera l’Europe en leader scientifique et en un acteur majeur du déploiement mondial de la fusion.

Depuis sa création, Proxima a réuni une équipe de classe mondiale composée d’ingénieurs, de scientifiques et d’opérateurs issus d’entreprises et d’institutions de premier plan telles que l’IPP, le MIT, Harvard, SpaceX, Tesla et McLaren. Proxima prévoit de renforcer son équipe de plus de 80 personnes réparties entre ses bureaux de Munich (QG & labo), de Zurich (Institut Paul Scherrer) et du campus de fusion de Culham près d’Oxford.

Début 2025, Proxima a dévoilé le concept Stellaris — premier stellarator commercial intégrant dès le départ les aspects physiques, d’ingénierie et de maintenance. Ce concept a été salué comme une avancée majeure, renforçant l’hypothèse que les stellarators quasi-isodynamiques (QI) sont la voie la plus prometteuse vers la fusion commerciale.

Daniel Waterhouse, associé chez Balderton Capital : « Les stellarators ne représentent pas seulement l’approche technologiquement la plus viable pour l’énergie de fusion — ce sont les centrales du futur, capables de faire entrer l’Europe dans une nouvelle ère d’énergie propre. Proxima s’est solidement imposée comme le principal acteur européen dans la course mondiale à la fusion commerciale. Nous sommes ravis de nous associer à l’équipe d’ingénieurs visionnaires de Proxima, aux côtés des meilleurs industriels européens, pour construire une entreprise qui transformera l’Europe. »

Proxima achèvera son Stellarator Model Coil (SMC) d’ici 2027, une démonstration matérielle clé visant à valider la technologie HTS pour les stellarators. Le SMC sera testé dans une infrastructure de renommée internationale au CEA en France.

L’entreprise finalisera également le choix du site pour Alpha, son stellarator de démonstration prévue pour 2031, qui démontre un gain net d’énergie (Q > 1) — étape clé vers la première centrale à fusion de type industriel.

« La fusion entre dans une nouvelle ère — de la science en laboratoire à l’ingénierie industrielle à grande échelle. » déclare Dr. Francesco Sciortino. « Cet investissement valide notre approche et nous donne les moyens de livrer le matériel nécessaire pour rendre la fusion propre une réalité. »

Ian Hogarth, associé chez Plural :

« Proxima Fusion incarne une ambition européenne nouvelle — celle de construire la première centrale à fusion du monde. Depuis leur premier tour de table il y a deux ans, Francesco et son équipe ont atteint des étapes extrêmement complexes avec de l’avance sur le calendrier, tout en constituant une équipe réunissant des spécialistes en physique des plasmas, en conception de champs magnétiques avancés et en simulation. Leur concept de centrale stellarator, validé par des pairs, démontre que la fusion peut réellement être commercialement viable, et offre à l’Europe une chance unique d’être la première à atteindre cet objectif.»

Michel de Lempdes, Managing Partner chez Omnes Capital :

« Chez Omnes, nous sommes convaincus de longue date que la transition énergétique de l’Europe repose à la fois sur des infrastructures renouvelables éprouvées et sur des technologies de rupture. Notre investissement dans Proxima Fusion reflète cette conviction : l’innovation deeptech – comme la fusion par stellarateur – sera essentielle pour garantir la souveraineté énergétique et la décarbonation du continent. Nous sommes fiers de soutenir cette équipe exceptionnelle qui trace une voie ambitieuse vers une énergie propre et sécurisée pour l’Europe. »

Anne-Sophie Carrese, associé chez Elaia :

« Proxima propulse l’Europe dans une nouvelle ère énergétique. Pionnière de la fusion, la startup développe la première centrale européenne, avec une mise en service prévue d’ici la prochaine décennie. Une prouesse technologique portée par une équipe de classe mondiale, épaulée par les meilleurs centres de recherche et partenaires industriels, en Europe comme à l’international. Proxima incarne le futur de l’énergie propre, abondante et souveraine. Chez Elaia, nous sommes fiers d’accompagner cette ambition hors norme, de soutenir leur trajectoire de financement et de contribuer à l’émergence d’un futur leader mondial de l’énergie. »

À propos de Proxima Fusion

Proxima Fusion est une spin-off de l’Institut Max Planck de Physique des Plasmas (IPP), fondée en 2023, avec pour ambition de construire la première génération de centrales à fusion utilisant des stellarators QI-HTS. 

Grâce à une approche d’ingénierie basée sur la simulation, exploitant la puissance du calcul avancé et des supraconducteurs haute température, et s’appuyant sur les résultats révolutionnaires du stellarator W7-X de l’IPP, Proxima ouvre la voie à une nouvelle ère d’énergie propre en Europe — durablement.


SamuroSamuro2025Sent: 07/11/2025 01:54:292 / 7Message 2 from 7

SamuroSamuro2025Sent: 07/11/2025 02:49:143 / 7Message 3 from 7
pour une fois que les européens sont les premiers dans quelque chose, ça vaut la peine d'être souligné 

SamuroSamuro2025Sent: 07/11/2025 03:24:184 / 7Message 4 from 7

Dans son livre L'énergie bleue : histoire de la fusion nucléaire, le physicien Guy Laval, directeur de recherches émérite au CNRS et membre de l'Académie des sciences, rappelle que du début des années 1950 jusqu'à la fin des années 1960, ce ne sont pas les tokamaks russes qui semblaient porteurs des meilleurs espoirs pour contrôler la fusion thermonucléaire opérant au cœur des étoiles. Le grand astrophysicien
 états-unien Lyman Spitzer (1914-1997) avait montré qu'il devait être possible de corriger les problèmes de dérive des particules de plasma confinées magnétiquement dans un tore en utilisant plutôt une forme en bretzel. La machine proposée a reçu le non évocateur de stellarator.

En creusant la question d'année en année, les ingénieurs et les physiciens ont réalisé graduellement qu'il fallait en fait obtenir un bobinage avec des aimants possédant une forme tourmentée bien précise pour parvenir au but désiré, à savoir un champ magnétique confinant de façon vraiment stable un plasma dans lequel se dérouleraient des réactions de fusion.


fig 1  forme idéale du stellarator

Malheureusement, la détermination et la réalisation de cette forme ont posé des problèmes grandissants dont l'un des principaux était que les ordinateurs de l'époque n'avaient pas la puissance de calcul suffisante pour déterminer précisément cette forme. Les stellarators ont donc été abandonnés.

Plus faciles à réaliser, les tokamaks (comme celui d'ITER en France) ont cependant soulevé d'autres problèmes, dont l'un des plus aigus est celui des « disruptions » (ce mot anglais signifiant perturbations). Il s'agit d'instabilités spontanées qui peuvent se produire dans certains régimes de fonctionnement du plasma magnétiquement confiné. De façon imagée, on pourrait se le représenter comme les analogues de la brusque apparition des éruptions solaires à la surface de notre étoile. Ces disruptions pourraient endommager la paroi d'un tokamak.


Le retour des stellarators

Les stellarators, eux, n'ont pas ces problèmes de disruptions. Leur forme compliquée doit permettre de les supprimer naturellement. Comme la puissance des ordinateurs a continué à croître selon la loi de Moore, il est devenu aujourd'hui plus facile d'aborder les difficultés rencontrées pendant les années 1960. C'est pourquoi les recherches sur les stellarators se sont poursuivies.

En Allemagne (Munich), le 1er stellarator Wendelstein 7-X opérationnel a été achevé en 2015. Avec un diamètre de l'ordre de 15 m pour une masse de 550 t, il est constitué de 70 aimants supraconducteurs destinés au confinement du plasma. Il se pourrait bien que les réacteurs à fusion contrôlée produisant de l'énergie électrique de façon industrielle à la fin du XXIe siècle ne soient pas les descendants d'Iter mais des stellarators qui succéderont à Wendelstein 7-X.


Munich (Allemagne) : le 1er stellarator expérimental Wendelstein 7-X opérationnel a été achevé en 2015.


SamuroSamuro2025Sent: 07/11/2025 03:57:025 / 7Message 5 from 7



Les premières bobines d'essai sont construites sur des cadres d'enroulement imprimés en 3D sur mesure et testées à environ 20 Kelvin (moins 253 degrés Celsius). « Ces tests sont essentiels pour comprendre comment les bandes composites se comportent dans des conditions réelles », explique le Dr Stenson. « Ce n'est qu'en validant les conceptions de manière expérimentale que nous pouvons garantir que les futurs systèmes magnétiques reposent sur des bases solides. »Outre leur robustesse mécanique, les chercheurs de l'IPP étudieront le comportement thermique des bobines, par exemple l'efficacité avec laquelle la chaleur est dissipée lors du partage du courant. Les bobines de démonstration auront un diamètre de quelques dizaines de centimètres, jusqu'à un mètre maximum, soit moins d'un quart de la taille des systèmes à l'échelle d'un réacteur.  « Nos travaux font le lien entre les technologies de pointe en matière de supraconducteurs et le développement de futurs concepts de confinement de la fusion », conclut le Dr Stenson. « Si nous parvenons à construire à petite échelle des bobines de stellarator HTS plus performantes et plus robustes, les résultats pourraient ensuite être transposés à des tailles plus grandes et à des champs magnétiques plus élevés pour la fusion. »




A droite, l'équipe HTS4Fusion core team du IPP : Paul Huslage, Dr Stefan Nißl, Dr Eve Stenson (from left to right).
A gauche, des étudiants participant au projet
.



SamuroSamuro2025Sent: 08/12/2025 03:53:476 / 7Message 6 from 7

La compagnie américaine TAE Technologies prépare aussi un réacteur à fusion nucléaire, basé sur la technologie FRC ( field-reversed configuration  )

Ce réacteur semble moins cher à construire que tous les autres concurrents.

Un  premier réacteur commercial est prévu pour 2030.

https://tae.com/tae-technologies-delivers-fusion-breakthrough-that-dramatically-reduces-cost-of-a-future-power-plant/



SamuroSamuro2025Sent: 09/12/2025 13:14:457 / 7Message 7 from 7

La naissance de "Commonwealth Fusion Systems"

Tout a commencé comme n'importe quel autre cours de niveau universitaire. Dennis Whyte voulait que ses étudiants travaillent en équipe et utilisent des outils informatiques avancés pour résoudre un problème. Il s'agissait toutefois d'un cours d'ingénierie de fusion, et le problème qu'il leur avait soumis était celui auquel des esprits brillants s'attaquaient depuis un demi-siècle : comment produire de manière viable une énergie propre et inépuisable par la fusion de noyaux atomiques.

Mais nous étions en 2012, et un nouveau type de supraconducteur venait d'arriver sur le marché. Les supraconducteurs, des matériaux qui conduisent l'électricité sans résistance électrique, devaient traditionnellement être refroidis à des températures extrêmement basses pour devenir supraconducteurs. Les nouveaux fonctionnaient à des températures plus pratiques. Les aimants fabriqués à partir de ces supraconducteurs à haute température (HTS) pouvaient produire les champs magnétiques puissants nécessaires pour maintenir les réactions de fusion.

Whyte a mis au défi ses étudiants du Massachusetts Institute of Technology de concevoir un réacteur à fusion utilisant des aimants HTS. Les résultats l'ont stupéfié. Le dispositif en forme de beignet conçu par ses étudiants, appelé tokamak, produisait, sur le papier, la même puissance que l'ITER, le gigantesque projet d'énergie de fusion réunissant 35 pays en cours de construction en France, mais avec une taille deux fois plus petite et un coût nettement inférieur. « Donnez à des étudiants diplômés du MIT un problème difficile à résoudre et les outils pour y parvenir, et ils trouveront des solutions vraiment intéressantes », explique-t-il.

En 2015, Whyte et d'autres chercheurs du MIT ont publié les plans de leur machine à fusion, qui promettait d'être abordable, robuste et compacte.

Trois ans plus tard, ils ont fondé une société appelée Commonwealth Fusion Systems (CFS). Et trois ans après son lancement, CFS a présenté un aimant avec une intensité de champ record de 20 T, suffisamment puissant pour les réacteurs à fusion.

La start-up a désormais levé près de 3 milliards de dollars de capitaux et prévoit de mettre en service son dispositif de démonstration à Devens, dans le Massachusetts, d'ici 2026.

En juin, Google a signé un accord pour acheter 200 MW d'électricité à une centrale à fusion commerciale que CFS prévoit de mettre en service au début des années 2030 dans le comté de Chesterfield, en Virginie.

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