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Message Panels : Aide Technique : Un nouvel âge d'or de l'électricité arrive d'ici 5 ans
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SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 12:11:591 / 10Message 1 from 10

Un nouvel âge d'or de l'électricité arrive d'ici 5 ans

Comment est générée l'électricité qui arrive à votre prise de courant ?

25% par les centrales nucléaires
17% par les éoliennes
15% par les barrages hydrauliques
11% par les panneaux solaires
9% par les centrales au charbon


Vers 2030, un nouveau type de centrale électrique va arriver : la fusion nucléaire.


Les avantages de la fusion sont :

1. Disponibilité illimitée : Ses matières premières, le Deutérium et le Lithium, présentes dans l’eau de mer, sont inépuisables à l’échelle humaine.

2. Sécurité : pas de risque d’emballement comme dans la fission nucléaire.

3. Propre : pas de déchets radioactifs à longue durée de vie, pas d’émissions de CO₂.


Il est très probable que la fusion va REMPLACER à terme TOUS les autres moyens de production.


Qu'en est-il des premières centrales ?

Vous connaissez sans doute le projet ITER en France, c'est le gros projet bureaucratique mondial, en route depuis 1990, auquel plus personne ne croit.

Mais à côté d'ITER, il existe environ 80 startups très prometteuses qui vont sans doute y arriver plus tôt.



Exemple 1 : Proxima Fusion

En première position, je citerai Proxima Fusion.

C'est une startup fondée début 2023 à Munich (Allemagne) par des anciens étudiants et professeurs de l'Institut Max Planck des Plasmas (IPP).

L'Institut Max Planck étudie la fusion depuis de très longues années.
Ils ont déjà construit un réacteur à fusion expérimental, le Wendelstein 7-X, en 2015.  Et il fonctionne !

https://en.wikipedia.org/wiki/Wendelstein_7-X

Max Planck est spécialisé dans les réacteurs à fusion de type "Stellarator", qui ont le gros avantage que le plasma y est stable et ne produit pas des éruptions qui risquent d'endommager le réacteur comme dans les réacteurs de type "ITER/Tokamak".

Vu leur expérience réussie du Wendelstein_7-X, Proxima Fusion a déjà tout le savoir-faire nécessaire pour construire un réacteur. Ce ne qu'une question de temps pour eux d'en construire un à l'échelle industrielle qui produit vraiment de l'électricité, ce qu'ils annoncent pour 2030.


Example 2 : TAE Technologies

https://en.wikipedia.org/wiki/TAE_Technologies
https://tae.com/tae-technologies-delivers-fusion-breakthrough-that-dramatically-reduces-cost-of-a-future-power-plant/

Tri Alpha Energy (TAE) est une compagnie américaine (Californie) à 250 employés qui étudie la fusion nucléaire depuis les années 2000.

Ils se sont spécialisés dans les réacteurs de type FRC (field-reversed configuration) où un flux d'ions crée un nuage de plasma qui tourne sur lui-même et génère ainsi son propre champ magnétique qui le retient prisonnier.

Ce type de réacteur a été réalisé pour la première fois en 1950 suite à l'idée du scientifique grec Nicholas C. Christofilos, mais pendant de longues années, on disait qu'il était impossible d'en construire un de grande dimension, car le plasma serait instable. En janvier 2025, la firme TAE a démontré que c'était possible avec son prototype NORM.

TAE est particulièrement excitée par l'idée de son type de réacteur car il ne nécessite pas d'aimants lourds et encombrants comme tous les autres types de réacteurs. Il nécessite cependant des canons à ions de forte capacité qui sont compliqués à construire.

C'est donc un projet prometteur, mais contrairement à Proxima Fusion il leur manque encore des éléments pour finir leur réacteur. Ils nous en promettent un pour 2030, on va voir.


Exemple 3 : Commonwealth Fusion Systems

Commonwealth Fusion Systems a été fondé par un professeur et des étudiants du MIT (Massachusetts Institute of Technology). 

Ils ont étudié ITER et constaté qu'avec des nouveaux matériaux supraconducteurs, on pouvait construire l'équivalent d'ITER avec la moitié de la taille et une fraction du coût.

Ils ont pu lever près de 3 milliards de dollars de capitaux et projettent de mettre en service une centrale de démonstration à Devens, dans le Massachusetts, d'ici 2026.

Google a déjà signé un accord pour acheter 200 MW d'électricité à une centrale à fusion commerciale qu'ils prévoient de mettre en service au début des années 2030 dans le comté de Chesterfield, en Virginie.




SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 13:09:302 / 10Message 2 from 10

Exemple 4. Helion Energy

https://en.wikipedia.org/wiki/Helion_Energy

capital: $ 425 millions

Helion teste une centrale à fusion de type "magneto-inertielle", sans vapeur ni turbines.

Le processus commence par l’injection de carburant (deutérium et hélium-3) aux deux extrémités de leur réacteur en forme de sablier. Les magnétisent chauffent et forment le plasma en une forme de beignet qui s’entrechoquent à des vitesses vertigineuses, générant une température critique de 100 millions de degrés Celsius et produisant ainsi la fusion.

Cependant, le réacteur Polaris de Helion n’a toujours pas révélé de résultats concrets.

Bien que le scepticisme persiste, La participation de Microsoft suggère une réelle confiance. Helion a entamé les travaux de construction d'une usine de fusion commerciale dans l'État de Washington, aux États-Unis, dans le but de fournir de l'énergie propre à Microsoft d'ici à 2028. 


SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 13:18:143 / 10Message 3 from 10
Citons encore :

Pacific Fusion
method: inertial confinement using coordinated electromagnetic pulses

General Fusion
method: magnetized target fusion (MTF)

Tokamak Energy
method: spherical tokamak

Zap Energy
method: laser

Marvel Fusion
method: laser

Xcimer
method: laser


Startups ayant abandonné la course à la fusion :

Shine Technologies
First Light





SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 13:44:004 / 10Message 4 from 10
alors, qui va y arriver en premier ?  les paris sont ouverts mdr

SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 13:52:185 / 10Message 5 from 10
 13/11/2025 

Le chancelier Friedrich Merz a donné le ton. Devant 800 représentants du monde scientifique, économique et politique, mercredi 12 novembre, à Berlin, il a dévoilé l’agenda high-tech qui doit façonner l’Allemagne des prochaines années. Parmi les six technologies phares sélectionnées, une fait particulièrement rêver : la fusion nucléaire.

Réaction connue depuis les années 1930, la fusion est à l’origine de la lumière des étoiles. Sur Terre, elle pourrait devenir une source d’énergie quasi inépuisable, abordable et sûre. Un espoir scientifique que Berlin entend désormais transformer en réalité industrielle.

Début octobre, le gouvernement a dévoilé un plan d’action ambitieux pour faire du pays le premier du monde à construire une centrale à fusion, rapportent Les Échos. L’État fédéral prévoit d’injecter jusqu’à 2,5 milliards d’euros d’ici 2029 et entend également adapter la législation, jugée trop contraignante, afin que la fusion puisse se développer en dehors du cadre des lois actuelles sur le nucléaire.

L’Allemagne en tête dans la course à la fusion

L’Allemagne dispose déjà d’atouts solides dans la course mondiale à la fusion. Sur la cinquantaine d’acteurs recensés dans le monde, elle compte quatre start-up de poids (Proxima Fusion, Gauss Fusion, Focused Energy et Marvel Fusion) qui ont levé plusieurs centaines de millions d’euros ces dernières années.

Mais la compétition s’annonce rude. En face, la Chine avance vite. Forte de ressources considérables et d’un appétit énergétique immense, elle peut accélérer ses programmes à tout moment. Son géant national, China National Nuclear Corporation, a d’ailleurs créé en juillet une filiale dédiée à la construction d’installations de fusion, dotée de 15 milliards de yuans (1,8 milliard d’euros), rappelle Le Monde.

Les avancées dans la fusion nucléaire pourraient survenir plus rapidement qu’on ne l’imaginait. Alors qu’il y a dix ans le chemin semblait interminable, les experts estiment désormais que le premier électron issu de la fusion pourrait alimenter le réseau électrique avant 2035.



SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 14:02:276 / 10Message 6 from 10

Gauss Fusion

Cette entreprise de fusion nucléaire a été fondée en 2022 par cinq industriels européens, qui ont réuni leurs forces.

"On s’est dit qu’on pouvait aussi aller plus vite en Europe, et ne pas s’en tenir à Iter, qui est formidable mais reste un réacteur de recherche", précise Frédérick Bordry.

En matière de technologies, Gauss Fusion va pouvoir s’appuyer sur les expertises des cinq entreprises fondatrices : l’allemand Bruker et l’italien ASG sont des fabricants de câbles et aimants supraconducteurs, le français Alcen est un des gros fournisseurs de pièces à Iter à travers sa filiale Alsymex, l’espagnol Idom est un spécialiste des systèmes d’ingénierie nucléaire et l’allemand Research Instruments fabrique des instruments cryogéniques.

C’est avec cet héritage que Gauss Fusion a fait ses choix technologiques : d’abord celui du confinement magnétique – par opposition au confinement inertiel, préféré par exemple par les Américains au sein de l’installation de recherche NIF – puis, au niveau du type d’installation choisie pour confiner le plasma, celui du stellerator, qui tord le plasma en fusion en forme de ruban de Möbius, par opposition au tokamak, sorte de donut que l’on retrouve dans le projet d’Iter par exemple.

«L’architecture tokamak est la plus étudiée, mais elle a le défaut d’être un système pulsé : toutes les 2 à 3 heures, il faut mettre en pause la machine pour recharger le solénoïde central, ce qui pose problème si l’on veut produire de l’énergie en continu mais aussi parce que cela créé des fatigues au niveau des isolants magnétiques, détaille Frédérick Bordry. On a donc fait le choix d’aller vers un stellerator, une machine capable de fonctionner en continu. Si elle est plus difficile à concevoir, notamment au niveau des aimants, nous estimons avoir aujourd’hui assez de maturité pour relever ce défi.» 

Gauss Fusion est aussi en phase de levée de fonds pour trouver 40 millions d’euros et regarde également … du côté de Paris : «Nous allons ouvrir dans les prochaines semaines notre bureau en France, notamment pour pouvoir postuler aux appels à projets de France 2030», confie le directeur technique.

L’Hexagone fait aussi partie de la longue liste de pays que la start-up envisage pour construire sa future centrale, avec l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Hollande ou encore la République Tchèque. «Nous cherchons un pays dont le réseau électrique est résilient, car nous devrons tirer 200 à 300 mégawatts d’électricité lors de la génération du plasma puis injecter 1000 mégawatts lors de la production, et une zone où le risque sismique est maîtrisé et l’accès à l’eau non problématique, énumère Frédérick Bordry. Cela pourrait être près d’Iter pour bénéficier de son écosystème, mais aussi sur le site espagnol qui avait été concurrent de Cadarache pour accueillir le programme international.»

Les conditions offertes par le gouvernement en question devraient aussi jouer. Alors que l’Europe se livre déjà une bataille pour accueillir les gigafactories, le site choisi par Gauss Fusion pour construire sa centrale à fusion nucléaire devrait être connu en 2027.


Le prochain défi : trouver du tritium

«Aujourd’hui, il n’y a que 25 kilos de tritium dans le monde alors qu’on sait que la consommation annuelle de notre futur réacteur sera de 150 kilos, détaille le directeur technique. Nous allons donc devoir concevoir un réacteur capable de le produire et de le consommer en boucle fermée.» Un défi que devait faire avancer Iter, mais sur lequel le programme international de recherche a pris du retard.



Renaissance Fusion

Le stellerator est aussi le choix fait par Renaissance Fusion, une start-up française de la fusion nucléaire lancée en 2021 et qui a levé 15 millions d’euros en 2022.

Renaissance Fusion porte un projet technologique innovant, qui s’appuie sur des aimants supraconducteurs gravés à partir de lasers



Iter a bien aidé

«Iter a beaucoup travaillé sur les matériaux, notamment pour éviter qu’ils deviennent cassants sous l’influence des neutrons rapides utilisés pour apporter la chaleur, et nous avons fait une demande pour avoir accès aux bases de données de ces recherches, rapporte l’ingénieur. C’est aussi grâce à Iter que nous bénéficions d’une filière industrielle capable de fournir le supraconducteur niobium-étain nécessaire à la fabrication des aimants.»



SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 14:20:047 / 10Message 7 from 10
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SamuroSamuro2025Sent: 10/12/2025 14:22:048 / 10Message 8 from 10

Wendelstein 7-X

https://www.youtube.com/watch?v=JG3TxB-plT8

(changer audio de anglais en français à droite en bas sur la vidéo !!)



SamuroSamuro2025Sent: 21/12/2025 18:41:379 / 10Message 9 from 10
Une entreprise de Trump vient de fusionner avec TAE Technologies

In December 2025, TAE Technologies announced a merger with 
Trump Media & Technology Group (TMTG) valued at $6 billion, and expected to take place in mid-2026. The merger is expected to help TAE with the capital to build a commercial reactor, with TMTG supplying $200 million at signing, and a further $100 million upon the filing of Form S-4.

SamuroSamuro18/01Sent: 18/01/2026 12:49:3810 / 10Message 10 from 10
Le gouvernement allemand reconnait qu'une percée dans le domaine de la fusion est imminente et injecte 3,5 milliards d'euro dans la recherche

https://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/technologie-fusionsreaktor-hyperloop-und-hightech-regionen-muessen-warten-02/100190705.html

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